L’historique

Ime Perpignan

Le 11 décembre 1957, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales retient dans sa séance le principe de la création d’un internat public départemental destiné à des garçons « débiles » moyens et légers d’une part, et âgés de 14 à 17 ans pour ceux devant fréquenter la section professionnelle.

Le 14 janvier 1960, l’Assemblée départementale décide construire sur le même terrain d’assiette de la « Passio Veilla » à Perpignan, le Foyer Départemental de l’Enfance jusqu’alors situé au Barcarès.

Le 27 février 1961, une nouvelle délibération précise la nature exacte de l’établissement destiné aux enfants inadaptés : « IMP pour débiles moyens des deux sexes d’âge scolaire ».

Le 29 mai 1961, décision est prise par la Préfecture de construire sur le même terrain d’assiette fourni par le département, une école nationale professionnelle de perfectionnement (actuellement EREA – Etablisssement Régional d’Enseignement Adapté), destinée exclusivement à des garçons « débiles moyens », âgés de 14 à 17 ans au nombre de 120, répartis en diverses sections :

  • Ajustage, mécanique
  • Maçonnerie
  • Peinture, plâtrerie
  • Vannerie, cannage
  • Jardinage et arboriculture

Le 4 juin 1962, la préfecture indique la nécessité de mettre au point définitivement et dans les délais les plus brefs possibles les deux projets de construction de l’Ecole Nationale Professionnelle de Perfectionnement et de l’IMP départemental.

Le 28 juin 1963, M. Jean Fourcade, directeur départemental de la population et de l’action sociale saisit le ministre de la santé publique et de la population du projet de construction de l’IMP. Entre temps le projet a évolué. Concernant son opportunité, M. Fourcade précise dans sa note que l’équipement du département dans le domaine de l’enfance inadaptée est particulièrement insuffisant. Il ne comporte en effet que deux établissements :

  • L’IMP ‘La Mauresque’ à Port-Vendres et qui reçoit 105 enfants du sexe masculin de moins de 14 ans
  • Un externat pour débiles profonds des deux sexes de 6 à 18 ans fonctionnant au ‘Mas Bresson’ alors à 3kms de Perpignan

« Il n’existe donc pas d’établissement pour les filles et les besoins sont bien loin d’être satisfaits en ce qui concerne les garçons : aussi l’opportunité du projet (dont l’utilité n’est pas à démontrer) est-elle indéniable ».

L’importance des besoins est déterminée grâce au dépistage « des enfants arriérés mentaux et retardés scolaires » effectué dans tous les centres pourvus d’une classe de perfectionnement. Ce dépistage fait alors apparaitre des besoins importants dans ce domaine ainsi qu’une insuffisance notoire du nombre de lits d’internats spécialisés, malgré les nombreuses classes de perfectionnement fonctionnant déjà (21 sur Perpignan et 16 sur les autres communes du département). Il ressort que le nombre total de mineurs relevant d’une prise en charge spécialisée et encombrant, faute de lits disponibles dans les internats spécialisés et en l’absence de classes de perfectionnement, les établissements normaux d’enseignement primaire, s’élève à 290.

De plus, en prenant en considération les enfants suivis régulièrement par le service d’Hygiène et de Prophylaxie Mentale au cours des deux années précédentes, on peut estimer à 320 l’effectif des enfants justifiant d’un placement pour « débiles moyens ».

Or, la capacité d’hébergement du seul établissement du département l’IMP de Port-Vendres restant limitée à 105 lits, il y a une disproportion énorme entre l’effectif des enfants et les possibilités d’accueil. En outre, il est souvent nécessaire de rechercher pour de nombreux mineurs, un placement en dehors du département. Il est donc argumenté que l’ouverture d’un nouvel établissement dans les P.O. présenterait l’avantage de rapprocher les enfants de leur famille, et que les contacts plus fréquents qu’ils pourraient avoir avec leur entourage familial, ne pourraient que retentir favorablement sur leur rééducation. L’ouverture d’un IMP départemental de 180 lits viendrait donc compléter de manière efficace l’équipement du département dans ce domaine.

Il est donc proposé au Ministre de l’époque la création d’un IMP qui accueillera 75 garçons et 60 filles d’âge scolaire et une section professionnelle de perfectionnement pour 45 filles de 14 à 17 ans.
Il faudra attendre encore 7 années pour que le projet se concrétise sur une propriété viticole de six hectares ‘le Mas de l’Empereur’, achetée par le Conseil Général et située en périphérie de Perpignan.

LA CITÉ DE L’ENFANCE

Septembre 1971, la Cité de l’Enfance ouvre ses portes sur le terrain de la Passio Veilla, anciennement Mas de l’Empereur.
Elle comprend l’Institut Médico Pédagogique Départemental, le Foyer de l’Enfance et la section pouponnière des 0/3ans, dernière section d’enfants à quitter l’hôpital définitivement.
Chaque établissement est dirigé par un directeur, et un directeur général gère la globalité.
Ce grand ensemble est donc prévu pour couvrir les besoins du département en matière d’enfance inadaptée et d’enfance en danger.

1979, à la suite des lois de juin 1975, fin de l’existence de la Cité de l’Enfance par la séparation de l’Institut Médico Pédagogique Départemental et du Foyer de l’Enfance/Pouponnière.

L’Institut Médico-Educatif devient un établissement public autonome doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière et soumis aux règles de fonctionnement des établissements publics d’hospitalisation, de soins ou de cures (livre IX du Code de la Santé). C’est à ce moment là qu’il prend sa nouvelle dénomination : l’IMED.

1985, le directeur propose de restructurer l’établissement en :

  • Réduisant sa capacité de 180 à 150 places
  • Etendant l’agrément aux enfants et adolescents atteints de débilité légère
  • Transformant 30 lits d’enfants d’âge scolaire en lits pour adolescents

1993, la capacité de l’internat passe à 70 lits.

2006 à 2008, capacité et agrément de l’IMED vont être successivement modifiés jusqu’en 2010. Dans un même temps la mixité est mise en place de 6 à 20 ans et le SESSAD est créé.

2010, le service de suite et d’accompagnement est créé.

2013, fermeture de l’internat.

L’agrément actuel est le suivant :

  • SEES : 60 garçons et filles
  • SIPFP (majeurs et mineurs) : 70 garçons et filles
  • SESSAD : 40 garçons et filles

La capacité est de 130 places mixtes uniquement en demi-internat pour jeunes déficients intellectuels légers et moyens avec ou sans troubles associés.